dimanche 27 mai 2012

Prendre le temps de vivre

C'est l'été, et c'est aussi comme si je n'étais pas partie. Vendredi je suis allée à l'école pour rien, les Y11 étant en "congé de révision" - pour mieux les croiser en ville faire du shopping. J'ai continué mes fiches, doucement, avec la plénitude de l'avance, dans la salle vide, la porte ouverte sur le couloir plus calme que d'ordinaire. En ville j'ai acheté des sushis et je suis allée les manger au parc en lisant Gide en Afrique. La raison m'a fait revenir pour écrire mon projet de mémoire, qui me laisse un sentiment de frustration intense, c'est l'élément le plus important du dossier et je ne parviens pas à convaincre assez. 

Samedi matin, tôt dans les rues, je me disais que je suis heureuse. Et puis on a monté, descendu, monté, descendu les marches étroites un millier de fois avec meubles et cartons. Après, shopping infructueux, cupcakes, bus pour le jardin des orchidées et trois heures assises paisiblement dans l'herbe. Le retour en ville, Pimms en terrasse, Eurovision dans le salon - et le kitch de la situation remplacé par l'incongruité de regarder la télé anglaise avec une copine hongroise en mangeant des pâtisseries roumaines

Ce matin, il y a eu un coup de fil, le rendez-vous pris à l'arrache une demi-heure après, le café devant la mer turquoise, la robe à fleurs. Retourner en ville et faire des fiches de sociolinguistique sur un banc, en regardant le bleu et les bateaux arriver, pour marcher encore et prendre des coups de soleil. Le bonheur ? 


mercredi 23 mai 2012

Cinq semaines et demie.

Paris, c'est déjà fini. Un partiel complètement raté et sept plutôt réussis. Mes copines m'ont accompagnée à la gare, et j'ai rédigé mon projet de mémoire dans le train. Dans le bateau j'ai reçu un texto, et je me suis retrouvée à boire du champagne dans un voilier à la marina une demi-heure après. C'est pour ça que j'aime vivre ici, vivre ailleurs qu'à Paris, vivre ailleurs que chez mes parents. Parce qu'il n'y a pas de routine.

Rentrer avec le sourire pour mieux me faire crier dessus par ma coloc. Mais ce n'est pas grave, je suis à la fois impatiente de repartir pour retrouver les miens et d'autres encore. J'ai vraiment l'impression d'avoir deux vies, mais c'est très agréable. 

dimanche 20 mai 2012

Projet(s)

Tout est bon pour ne pas réviser, et parce que les théories de l'énonciation sont absolument affreuses.
Une photo par jour, par ici !


vendredi 18 mai 2012

Mi-parcours

J'ai envie d'un peu plus de blabla je crois. Donc allons-y. Cen*sier ça ressemble un peu à un hôpital, et après cinq années de Paris IV, ça fait vraiment bizarre de changer d'université. Mais à côté de la fac il y la mosquée, le thé à la menthe et mes nouvelles copines.

Quatre examens et le dernier devoir maison. Honnêtement réussis, et plutôt bien... et j'ai crée le raccourci "dossier M2", avec une "liste des pièces à fournir"... et la date de rendus de dossiers dans les autres facs est beaucoup trop tôt, c'est un peu celle-ci ou rien. Je suis presque un peu frustrée de ne pas passer tous mes examens maintenant, mais en juillet, il fera plus beau, les jupes seront plus courtes, et au moins ce seront les vacances. 

Encore quatre examens, quatre jours et une matinée à Paris avant de repartir vers l'ouest et la mer. Je suis désolée si  je ne vous vois pas mes amis, mais je dois réviser et réviser encore... et des messages de bonne chance font toujours plaisir. 

Je crois que je vais tenter le projet 365. Ce ne serait pas la première fois, mais ça me ferait utiliser mon nouvel appareil photo. Dès que j'ai un peu plus de temps, Tumblr me voilà !

PS : j'ai fait un partiel de littérature sans avoir fini de lire le livre. Ma licence de lettres a honte. 

lundi 14 mai 2012

J - 1

Demain, vers 15h, je vais fermer la porte, descendre les cinq étages, mettre de la musique, prendre le métro, et aller à Cen*sier. Je n'y suis allée qu'une seule fois, pour pleurer ma cause. Ces examens me font peur je crois, même si rationnellement il n'y a aucune raison - il y a une figure de style là-dessous. Ils m'ont tous dit merde vendredi, et j'ai eu le droit à "ça va faire bizarre sans toi, tu reviens hein ?"

Huit examens et un devoir maison de littérature. Avant de repartir, et faire cinq semaines toujours plus occupées entre cours, réunions, leçons, sorties, et révisions des cinq derniers examens. Les adieux ont commencé, même si je verrai ma copine espagnole au mois d'août. Il faudra affronter les foudres de ma colocataire, et dire au revoir à ma copine Hongroise. Jersey est un village, et j'en suis venue à apprécier de saluer quelqu'un à intervalles trop réguliers. 

Je m'excuse si je ne vais pas pouvoir vous voir durant mes quelques jours à Paris, mais c'est pour mieux revenir en juillet, mieux faire le "dossier de candidature en master 2", pour ensuite mieux partir ailleurs. J'ai décidé de ne pas aller en Angleterre après l'an prochain, mais de voyager. Le Canada m'attire (le CI*EP envoie des assistants en université) ou bien l'Australie, la Nouvelle-Zélande, l'Inde, les Etats-Unis, au hasard des annonces et des possibilités. On verra, en attendant il faut réviser et parler gaiement en faisant semblant d'y croire de Tristan et Iseut. 


dimanche 13 mai 2012

Révision des partiels

(je ne parle que de ça, ne pense qu'à ça, c'est terrible)

MARDI
Marie de France
Grammaire

MERCREDI
Recherche documentaire 

VENDREDI
Didactique
Fénelon - finir livre (raté)

SAMEDI
Image

LUNDI
Plurilinguisme
Linguistique

MERCREDI
Écrits 


vendredi 11 mai 2012

Phrase du jour

"Ce doit être génial le New Jersey tu me raconteras"

... je n'en doute pas, mais raconter risque d'être difficile ! ou alors je transforme St Helier en New York et je m'invente une vie loin des mouettes, des petits vieux et des pubs pour devenir une citadine avec taxi jaune et bar cocktails. Ou alors peut-être que je pourrais lui raconter, mais dans quelques années. Ou alors je ne réponds pas ! 


samedi 5 mai 2012

Bilan du premier semestre.

Voilà, la dernière note du premier semestre vient de tomber. Je suis plus que contente, malgré la frustration de ne pas avoir plus de temps pour faire mieux.

Didactique : 15/20, note inespérée vue mon degré d'intérêt pour ces théories indigestes et individuelles. Mais j'ai saisi le principe à réutiliser pour le partiel, et je suis en train de ficher les quelques trois cents pages du cours en comprenant à peu près tout -mais à voir ce que je vais retenir....

Plurilinguisme : 16/20, pour un devoir rédigé à la va-vite en un week-end. Ça promet une très bonne note à l'examen. 

Formation à la recherche documentaire : 15/20, en perdant des points très bêtement pour cause de bibliographie non exhaustive (difficile d'obtenir les numéros de page et les lieux d'édition des revues...) le partiel est abordable, et à vrai dire je crois que cette matière n'est même pas notée.

Enseignement bilingue : 14/20. J'ai dû énerver la prof en appelant son maître à penser Jean au lieu de Jacques (ou vice versa) mais je suis satisfaite, puisque mon sujet ne correspondait pas exactement aux thématiques attendues. Pas de partiel. 

Ironie à la Renaissance : 13.5/20. Je suis déçue, il a très probablement noté comme il noterait un master de littérature, ma copie valait honnêtement plus. Tant pis. Pas de partiel. 

Écrits en FLE : 14/20, un peu déçue par ce devoir que je jugeais avoir mieux réussi (il fallait analyser une production écrite, j'ai choisi de développer les compétences de deux niveaux alors qu'il aurait fallu prendre parti). Je compte bien profiter du partiel pour avoir une excellente note. 

Fénelon : devoir pas rendu, en cours de lecture du livre, je ne suis pas inquiète.

Problématiques énonciatives : cours pas lu, je n'ai rien compris aux deux ou trois premières unités, je pars très défaitiste, mais il y a éventuellement le rattrapage et surtout le plurilinguisme pour compenser.

J'ai fiché définitivement trois matières, encore cinq et un livre à finir avant d'être prête. Et de réussir. 

samedi 28 avril 2012

Busy as a bee

La semaine n'est pas terminée mais en six jours il a fallu rédiger le devoir de didactique de l'image, faire cours à des A-level, animer douze heures de conversation en deux jours pour aider les lycéens, recevoir une quinzaine de mercis, être observée par mon chef, s'entendre dire deux jours après que c'était très bien, réviser entre deux portes, deux cours, lire dans le bus, écouter une élève ronfler, corriger des devoirs d'italien (!), parler de chevaliers de la Table Ronde, d'immigration, lire la presse frénétiquement, boire trop de café, se prendre une averse comme un seau d'eau sur la tête, jouer au dés avec un petit garçon de huit ans et être payée pour ça, médire avec mes collègues, acheter du parfum pour mon père, croiser des têtes connues, avec plaisir ou déplaisir, faire des promesses, demain dire au revoir ou à bientôt, se faire poser un lapin en cours privé, finir le rapport d'expérience, aller au pub et discuter encore avec les apprenants, m'entendre dire que je suis sweet, voir deux matches de basket contre Guernesey et donc soutenir Jersey, se faire prendre pour la femme de ménage, et la secrétaire aussi, mais finalement, malgré la fatigue, malgré la course permanente, malgré les responsabilités, ça vaut vraiment le coup. 

mercredi 25 avril 2012

A clé.

Dimanche soir j'étais heureuse, et aussi un peu triste, et l'espoir de 20h a vite disparu une fois les additions effectuées. Ça m'a fait très étrange de ne pas être chez moi un soir d'élection, devant France 2 avec mes parents. Mais grâce à Marie, ma voix a compté et comptera encore, c'est ce qu'il faut retenir et retrouver cet espoir fragile, discuter, convaincre peut-être.  

Donc j'ai osé. J'ai regardé, plus d'un an après, 500 Days of Summer. Parce que ce film cause des associations, parce que c'est un film de rupture, parce que Zoey Deschanel a une perfection inatteignable, parce qu'il y a les Smiths. 


Mais Regina Skeptor a raison : I'm the hero of the story, I don't need to be saved.